lundi 17 novembre 2008

13 juin 1959 - 23 octobre 2008 : il était une fois Hoïgen Ekwalla

L’artiste repose au cimetière de Deïdo
IL A ÉTÉ CONDUIT À SA DERNIÈRE DEMEURE SAMEDI 15 NOVEMBRE DERNIER À DOUALA.

Toutes les conditions étaient réunies pour que les obsèques de Hoïgen Ekwalla se déroulent dans de très bonnes conditions. Mais, c'était sans compter qu'un orage viendrait gâcher la cérémonie qui avait plutôt bien débuté.

Une forte pluie s'est abattue sur la ville de Douala au cours de l'après-midi de samedi. Toutefois, elle n'a pas dispersé le millier de personnes faisant partie du cortège funèbre qui a accompagné à sa dernière demeure le père de " Chat botté ".
Le cortège a parcouru les artères de Bonateki, le village qui a vu naître Hoïgen Ekwalla. Sous la pluie battante, le peuple de Bonateki, des dignitaires Sawa, les fans de l'artiste, ses pairs, et de nombreux anonymes ont chanté à tue-tête ses chansons, jusqu'à sa tombe. Hoïgen Ekwalla repose désormais au cimetière de Deïdo. Il a été inhumé autour de 16h. Avant l'inhumation, un office religieux a été organisé en début d'après-midi au domicile du défunt, au lieu dit carrefour Eyengue Nkongo. Au milieu des pleurs et autres lamentations, quelques personnes se sont succédé sur l'estrade pour des témoignages. Dans cet exercice, Nkotti François a été le premier à prendre la parole, au nom des artistes musiciens. Tout en saluant la mobilisation de ses collègues du Cameroun et de la diaspora, " Desto " a rendu hommage au talent, au courage et au sens du travail de l'homme qu'il a connu en 1979 à Douala. Un artiste dont il a contribué, avec Toto Guillaume, à l'enregistrement du premier album en 1982.

A sa suite, le délégué provincial de la Culture pour le Littoral, Salomé Manga, représentante du ministre Ama Tutu Muna, a invité la jeune génération à s'inspirer de celui qui " a œuvré pour la promotion de l'art musical à travers le Makossa. ". D'autres interventions, à l'instar de celle de la représentante de la présidente du conseil d'administration de la Socam, Mme Awa Dalim, sont allées dans le même sens. Sa majesté Ekabouma Mbedi, le chef des Bonatéki, a présenté Hoïgen Ekwalla comme une âme immortelle, ses œuvres resteront à jamais gravées dans les mémoires, a-t-il dit souligné. Auparavant, les artistes musiciens camerounais ont célébré Hoïgen Ekwalla par une veillée artistique à son domicile. Toute la nuit, de nombreux artistes se sont succédé sur le podium aménagé à cet effet, devant une foule nombreuse. Hoïgen Ekwalla est décédé le 23 octobre 2008, des suites d'une longue maladie.

Christian Nounkeu

http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=1417&Itemid=62

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