mardi 13 avril 2010

Mango, une romantique pleine de charme et d'intelligence


Kaï Walaï a rencontré pour vous, la jeune artiste Mango, dont les posters inondent les rues de Yaoundé. 

L'auteur de "Romance" nous a ouvert le roman de sa vie, de ses ambitions, en toute liberté. Très instructif. 

 

Kaï Walaï : Bonjour Mango. Merci d'avoir accepté de nous accorder cette interview. Vous nous avez dit qu'aucune question ne serait tabou.

Mango : Bonjour à la Rédaction de Kaï-walaï. Je vous remercie également d'avoir accordé une attention particulière à ma carrière d'artiste.

Kaï Walaï : Nous allons, pour commencer et avec votre permission, nous intéresser au côté cour. Avant votre intevention de samedi dernier à la Crtv, vous étiez presqu'une inconnue dans le milieu musical camerounais. Qui donc êtes-vous, d'où venez-vous et où vivez-vous?  

Mango : Je remercie sincèrement la Crtv et toutes les autres institutions médiatiques de m'avoir jusqu'ici. Cela a donné un grand plus à ma promotion pour laquelle je consacre l'essentiel de mon temps en ce moment. Laissez-moi vous dire en outre que Mango n'a pas été révélée que par l'émission de la semaine dernière, car mon album étant sorti depuis bientôt 7 mois, j'ai fait le tour des médias du Cameroun. C'est certainement vous qui me découvrez pour la première fois lors de cette émission. Mais en fait, c'était aussi ça le but! Pour ce qui est de ma biographie, je suis Ngo Banack Madeleine à l'Etat-Civil, une jeune camerounaise qui chante depuis l'âge de 10 ans; encouragée par ma mère qui était choriste à l'église.Je suis originaire de la Sanaga-Maritime, plus précisément de Pouma, donc de tribu Bassa. Comme je me tue à le répéter, je vais véritablement faire mes débuts au collège Bénédicte de Douala, pour ensuite me retrouver dans le (YUM), Yaoundé Univerty Music. 3 ans plus tard je serais cordialement reçue dans le club musique de l'université Omar Bongo du Gabon. J'y mettrai aussi 3 ans pour revenir finalement au Cameroun et faire face à mon destin.

Kaï Walaï : Romeo Dika est, vous l'avez dit vous-mêmes, le producteur de cet album et votre mentor. Comment s’est effectuez votre rencontre ? Racontez.

Mango : Monsieur Roméo Dika est incontestablement mon mentor et j'en suis tout autant fière que de l'avoir comme producteur. C'était écrit dans le livre de Dieu que nous devrions nous rencontrer.(C'est pour rire quoi!) En fait, nous étions réciproquement invités à un anniversaire de mariage d'un couple d'amis, et moi je devais animer au cours de cette soirée. A la fin de ma prestation, il est venu à moi pour me féliciter, ce qui ne m'a pas déplu, car moi je le connaissais déjà comme un artiste de renom de ce pays. Donc, mon égo s'est senti flatté d'être encouragée par un tel homme. Maintenant, j'ignore si mon charme a été pour beaucoup, mais des propositions de travail s'en sont suivies et le reste aussi.

Kaï Walaï : Plus généralement, quelles relations entretenez-vous avec le milieu du show-biz camerounais qui est reputé être une mare aux crocodiles?

Mango : Le milieu du show-biz(pas que camerounais) en général, est une véritable mare aux crocodiles, une espèce de jungle même où ne règne que la loi du plus fort, je vous le concède. Aussi j'essaie de m'acclimater, de suivre le bon exemple des personnes avisées qui m'entourent et jusqu'ici mon sixième sens. Je ne suis qu'à l'aube de ma carrière et donc sans grande expérience, alors, sans toute fois me fermer, je délimite quand même mes marques.

Kaï Walaï : Il y a de plus en plus de femmes camerounaises qui chantent; comment l'expliquez-vous et que pensez vous apporter de nouveau?
Mango : De plus en plus, on a  des femmes qui chantent et c'est plutôt révélateur et encourageant pour les femmes qui peinent à se trouver une place dans la société actuelle. Mais je pense que c'est avant tout dû par la grande sensibilité que dégagent les femmes. Je ne dis pas que les hommes l'aient moins, mais je crois que pur faire de la musique, il faut que cela vous vienne du fond de l'âme et de l'esprit, il faut avoir un état d'esprit pur qui s'est quand même éloigné de nos hommes d'aujourd'hui. Ma modeste contribution dans cet organigramme c'est de faire rêver. Je voudrais prouver à tous qu'il est encore possible de rêver et même d'aller au delà des espérances de nos jours. Je chante des mélodies sensuelles et langoureuses, pour apaiser les coeurs endoloris et meurtris, aussi insensibles puissent-ils être.
Kaï Walaï : Quels sont les thèmes qui meublent votre album?
Mango : Mon album est constitué des thèmes aussi romantiques qu'évocateurs. Je chante la love-story en intégralité, mais sans oublier de jeter un regard sur la moralité humaine  qui s'est dégradée au fil du temps. Tout n'est conditionné aujourd'hui que par l'intérêt tant matériel que morale. Les gens ont oublié l'essence même de la vie qui est l'Amour. Jésus ne l'as-t-il pas recommandé? Alors comment pouvez-vous laissez mourir de faim un pauvre affamé qui ne demande que la mie de votre pain, alors que vous avez un stock de farine? Comment un soi disant aveugle peut-il extorquer de l'argent à un gentil passant, alors qu'il voit très bien? Pourquoi un ami ou conjoint ferrait-il du mal à son prochain au point de lui laisser des marques indélébiles? Trêves de méchanceté! Il faut que l'Homme change.
Kaï Walaï : Quelles sont vos sources d’inspiration?
Mango : L'amour, la nature et Dieu.
Kaï Walaï :  Quels sont les artistes qui vous ont influencée?
Mango : Il sont nombreux, les artistes qui m'ont influencée, mais il y en a 3 trois qui ont donné un déclic à mon implication dans le monde de la musique; notamment, Monique Séka, Angèle Assélé, Coco Ateba et je pourrais même dire la française Vanessa Paradis(d'où mon petit nom que vous allez devoir deviner, car il faut être proche de moi pour le connaître). J'ai appris à chanter avec la musique de ces grandes dames et j'ai aimé la particularité de chacune d'entre elles.
Kaï Walaï : En dehors de chanter, que faites-vous dans la vie?
Mango :  Je suis chanteuse aujourd'hui et j'en suis fière, car c'est un métier noble comme tous les autres, quand il est effectué avec passion et sérieux. Mais avant, j'ai travaillé dans une société brassicole du pays en qualité de promotrice et même temps, j'ai pu acquérir un diplôme en esthétique. Mais Mango a littéralement été influencée par la musique, si bien que le choix ne s'est pas posé. Par dessus tout, je gère mes petites affaires privées aujourd'hui et Dieu met met à l' abri de la famine; c'est l'essentiel. 
Kaï Walaï : Si vous pensez faire carrière dans la musique, ne craignez-vous pas de finir dans le dénuement comme de nombreux artistes camerounais?
Mango : Ecoutez cher ami, qui ne risque rien n'a rien. Vous pensez que les artistes soient les personnes les plus démunies? Erreur! Nous gagnons décemment notre vie quand notre musique se porte bien, malgré que la piraterie soit notre premier fossoyeur. Tout est question d'organisation et de planification comme cela se doit en toute chose. Si on gagne assez, et que l'on ne gère pas bien, on se ruine forcément. Je déplore malheureusement aussi la voracité de certains animateurs et hommes de médias que vous êtes, car parmi vous il y a pleins d'ennemis des artistes. En définitive, on peut-être artiste camerounais et très bien s'en sortir. Les autres ne font pas de magie! Kaï Walaï : Comment pensez-vous que l'on puisse lutter contre la piraterie?
Mango : La lutte contre la piraterie reste une affaire de tous. Autant le gouvernement devra mettre les moyens nécessaires pour venir à bout de ce fléau (comme ça été fait par le passé avec le zoa-zoa), autant nous devrons mettre du notre en réduisant le prix d'achat de nos supports et apportant le plus de renseignement possible sur les lieux d'approvisionnement des nos CD. Nous sommes réduits aujourd'hui à faire du porte-à-porte nous même, parce que nous n'avons aucune autre issue. Alors s'il vous , hommes de médias, attelez-vous également à notre cause et l'artiste pourra retrouver sa raison d'être.
Kaï Walaï : Fini le côté cour. Allons maintenant côté jardin. Vous avez promis de ne rien cacher. Roméo  Dika est t-il celui qui partage vos nuits ?
Mango :  Rassurez-vous, je vous répondrai quand même pour ne pas vous faire saliver davantage. Mais je suis quelqu'un à la base qui n'aime pas parler de ma vie privée et encore moins la rendre médiatique. Mais pour vous faire plaisir je vous répondrai que oui. C'est l'illustre homme avec lequel j'ai la chance de partage mes nuits.
Kaï Walaï : Avez-vous déjà rencontré Chantal Ayissi ?
Mango : Quel est le rapport? C'est une collègue comme toutes les autres donc j'apprécie d'ailleurs le talent de danseuse. Mais la personne en elle-même, je ne la connais pas.
Kaï Walaï : Que pensez  vous des mariages entre célébrités ?
Mango :  Ce sont des mariages comme ceux des administrateurs ou ceux des hommes de pouvoirs. Je pense qu'avant d'être une célébrité, nous restons des êtres aussi égaux que les autres. Certes, notre notre vie est un peu plus à la porté du public, mais cela n'excuse rien. Niveau d'études ou niveau sociale, rien à voir, tout est question d'éducation. Et quand cette dernière a été mal assurée, tout est raté d'avance. On devrait simplement mieux choisir avec qui partager notre vie, sinon, bienvenue la catastrophe et à nous d'en assumer les conséquences.
Kaï Walaï : Merci, Mango.
Mango : Merci de m'avoir permis de vous accorder cet entretien. Cordialement, Mango.

http://kwalai.com/toute-lactu-minute-by-minute/people/2328-mango-


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