vendredi 2 avril 2010

Cameroun: L’artiste Wes Madiko est à Douala


Il vient tourner un vidéogramme pour la coupe du monde de football. Des professionnels américains attendus, dont le chorégraphe Paul Kirkland

C’est dans une ambiance chaleureuse que l’artiste camerounais Wes Madiko a été accueilli lundi, 29 mars 2010 à l’aéroport international de Douala, par les nombreux membres de sa famille et ses fans. L’atmosphère était d’autant plus chargé d’émotion que cela fait 10 ans que l’auteur des tubes «Alane» ou encore «Awa Awa», n’était pas revenu dans son pays. L’artiste, très ému a tenu à remercier sa famille, ses fans pour cet accueil, avant de lancer dans un large sourire: «I love you»!

Un clip sur le mondial
Le moment de réjouissances passé, des questions fusent: Où était passé Wes Madiko? Que vient-il faire au bercail? A en croire certaines sources, Wes aurait eu des problèmes à l’hexagone et aurait même fait de la prison suite à des démêlés familiaux, d’où son silence prolongé. Vrai ou faux, l’on attend impatiemment la conférence de presse grand public annoncée pour lundi prochain, 05 avril à Douala, pour connaître le fin mot de ces bruits de couloirs. Cependant, l’on connaît déjà les raisons officielles de sa présence au pays. Wes Madiko vient préparer le terrain en prélude à l’arrivée d’une grosse équipe américaine au Cameroun dans deux semaines environ, pour le tournage d’une vidéogramme sur la coupe du monde de football, d’après Urbain Assoma, le chargé de communication de l’artiste. Parmi les personnes attendues, l’américain Paul Kirkland, chorégraphe de plusieurs stars américaines à l’instar de Beyonce, Madonna, Jennifer Lopez, Christina Aguilera,… Sa présence ajoutée à celle des professionnels qui vont arriver, témoignent de l’envergure internationale que Wes Madiko veut donner à ce tournage. Plus qu’un vidéogramme, ce tournage est l’occasion de porter une fois de plus très haut, «l’image du Cameroun», selon l’artiste. Au cours de son séjour, son programme étant très serré, Wes au lendemain de la conférence de presse du 05 avril, il fera seulement quelques plateaux de télévision et des journaux, indique Urbain Assoma.
A propos de Wes
Né le 15 janvier 1964 à Motaba, village situé à une centaine de kilomètres de la ville de Douala, Wes Madiko est célèbre pour la chanson «Youpendi» du film Le Roi Lion 2: l’honneur de la tribu. Il sort son premier opus, «Welenga», en 1996. Le succès est immédiat, les singles «Alane, Awa awa», vont rapidement le propulser au sommet de la chanson aussi bien à l’étranger qu’au Cameroun. Environ 3, 2 millions d’exemplaires sont vendus. «Alane» est consacrée tube de l’été. Sans surprise, Wes qui est auteur, compositeur et interprète devient le premier chanteur africain à rafler le prestigieux disque de diamant. Une grande première! Plus tard, il revient sur la scène musicale avec l’album, «Sinami the memory», composé de 11 titres qui vont alors rythmer les soirées africaines grâce à un savant mélange de rap, de pop music, de dance et de soul. Depuis, les mélomanes souhaitent avec impatience la sortie d’un autre album. En attendant, l’on devra se contenter de la chanson concoctée à l’occasion de la prochaine coupe du monde prévue dès juin 2010 en Afrique du Sud. Chanson qui va irradier très bientôt les antennes des chaînes nationales et internationales. L’on parie que ce come-back musical sera exceptionnel à la dimension de l’artiste.

journalducameroun

http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=4665

Cameroun : Une Corry au cœur d’or


Entre musique et œuvres caritatives, la jeune femme ne fait qu’un pas. Portrait!

C’est ma passion…c’est tout ce qui ma permet d’exprimer ce qu’il y a au fond de moi. Là nous parlons de musique, et sur ce terrain, Corry est assez avertie. Bientôt quinze ans qu’elle la fait. Sa voix donne des frissons; Sur scène, elle procure de fortes sensations. Dans la vie de tous les jours, elle sait être simple, ouverte, et vous la verrez très souvent souriante. Un sourire qui est resté intact depuis le temps des «Parker Queens», le premier groupe de musique avec lequel elle a commencé à attirer l’attention. J’étais dans le groupe avec mes sœurs, raconte Corry,on faisait fureur dans les matinées jeunes, les kermesses et autre concerts scolaires. Tout comme ses sœurs, Corry Denguemo, fruit de l’union entre une mère camerounaise et un père centrafricain a connue une enfance sans grands soucis, surtout bercée par le jazz, le reggae et la musique classique que propulsait la maman à longueur de journées. Le papa pouvait bouder à cause du volume haut, cela ne changeait pas grand-chose. Le temps qu’il tourne le dos, le volume est de nouveau à fond. Et c’est ce son qui est resté dans l’esprit de la jeune fille. Le son qui cogne, d’où son penchant pour le rap. Son rêve de devenir historienne se brise net en classe de quatrième par manque de moyens nous dit-elle, le rap devient alors la seule issue pour Corry qui de suite s’y lance à fond, bien que ce soit sur le tas.

Macase
1997, elle est sollicitée pour remplacer la chanteuse principale du groupe Macase, partie poursuivre ses études au Gabon. Corry ne se fait pas prier, et un an plus tard, décide d’y rester. A l’époque, ils sont une dizaine. Travailleur et déterminé, le groupe sort en 1999 son premier album «Etam». C’est le premier face à face véritable avec le public. C’était très difficile par rapport à notre style. Ça n’a pas été évident, mais les gens s’y sont habitués. Aujourd’hui le groupe ne compte certes que cinq membres, il demeure une famille soudée et travaillent pour la valorisation de son «Bantou groove», le style musical qu’il a crée. Le troisième album nouvellement commis en est d’ailleurs une parfaite illustration. Corry reste la seule fille du groupe, la mère auprès de qui tous les garçons viennent demander conseils et raconter leurs exploits et déboires. Le plus grand mal de Corry et ses compères du groupe reste dans ses souvenirs, les multiples problèmes rencontrés avec notre ex producteur Sam Mbende après notre victoire aux prix découvertes RFI 2001. A l’époque nous n’avons pas pu nous entendre et tout a finalement été annulé. Mais elle se veut à jamais reconnaissante vis-à-vis de Sam, car c’est le premier qui a cru en nous.

Au chevet des enfants de la rue
Pour Corry, c’est le plus grand mal de notre société que de voir des enfants abandonnés à eux-mêmes dans la rue, qui dorment à la belle étoile. C’est ainsi qu’elle a créée en 2005 une association dénommée «Voix en chœur» basée à Yaoundé. Légalisée depuis 2006, elle s’occupe notamment de la réinsertion des enfants de la rue à travers l’art. Des stages sont organisés constamment à cet effet. A côté de cette œuvre caritative, elle dirige depuis 2008 la structure Mango Tree créée en association avec Paulin Bertrand Bidzogo, une structure qui assure la régie de spectacles, la programmation et la prestation de services dans l’évènementiel.

Avec Mango Tree, elle a récemment réalisé un projet sur le préservatif féminin avec la chanson «je prends les choses en main». Elle a également assuré la programmation des plateaux Découvertes au festival Massao 2010, ainsi que la régie back stage de Sean Paul à Douala en 2008. Elle organise une fois tous les trois mois, et ce depuis 2009 des soirées Mango Night, avec pour objectif de valoriser et promouvoir les jeunes talents de la chanson camerounaise. La jeune Corry travaille actuellement sur plusieurs projets, d’abord le Mango Night Festival qui se veut un évènement international, puis la construction d’un centre de formation pour les enfants de l’association «voix en chœurs». Ce qui ne risque pas de prendre le dessus sur la musique, car elle travaille aussi sur un projet d’album solo sans aucune intention d’abandonner ses «fils» du Macase.

mercredi 24 mars 2010

De nouveaux lauriers pour Longuè Longuè


Il recevra sa distinction le jeudi 1er avril prochain.
Après qu’une association d’anciens étudiants de l'Essec l’ai reconnu comme le meilleur artiste 2009, c’est au tour des Brasseries du Cameroun de distinguer Longué Longué via son concept Mutzig Star.
Le père de Kirikou recevra son prix Jeudi 1er Avril prochain, jour du lancement du concours Mutzig Star au Cafrad de Bepanda. Seul le comité de cette organisation détient le secret des critères qui ont fait de lui le Disque d’or.

Charles Fils ELANGUE

Kai Walai

http://www.kwalai.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2040:longue-longue-disque-dor-2009-selon-mutzig-star-&catid=80:people&Itemid=137

Lady Ponce a-t-elle plagié Jocelyne Bizar?


Jocelyne Bizar déclare être la mère du titre "où sont les hommes", version Bikutsi.

Le titre festif « où sont les hommes » qui figure dans le dernier album de Lady Ponce est au centre d’une nouvelle polémique. Après qu’il ait été abondamment piraté, voici que la chanteuse Jocelyne Bizar devenue "l’ange du plaisir" en revendique la maternité.

En effet, le nouvel album de la chanteuse originaire du Mbam, Obsession, comprend curieusement un morceau dénommé « Besoin d'1 homme » dont le refrain ressemble étrangement à celui de Lady Ponce.

Nous avons interrogé Jocelyne Bizar hier. Elle nous a revélé que ce titre lui appartiendrait. Elle nous a déclaré que c’est lors d’un show donné au cabaret Carossel que cette chanson lui a été volée. Elle ajoute que même certains de ses pas de danse ont été plagiés par des chorégraphes.

Jocelyne Bizar est actuellement à Douala pour la mise au point de ses vidéogrammes. Elle prépare une tournée en Amérique où sont prévus au moins six spectacles. La tournée débutera en avril.Nous espérons avoir bientôt la réaction de Lady Ponce au sujet de cette accusation de plagiat. Mais en attendant, écouter ce morceau ici et juger de vous mêmes.

Charles Fils ELANGUE

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lundi 22 mars 2010

Le roi Polo fait déjà le bonheur des pirates


Sorti seulement Samedi dernier, le nouvel album du Roi Polo 18 est déjà chez les pirates.
Apres Lady Ponce c’est au tour du nouvel album de Sergeo Polo de souffrir de piratage. Amour à deux, amour à vie, cet album de 9 titres fortement apprécié par les mélomanes vient d’entrer dans le marché noir des pirates.

Sorti Samedi dernier, l’album n’a pas fait une semaine dans les réseaux de distribution légaux qu’il est déjà piraté. Un pirate qui a requis l’anonymat déclare que le public le harcelait pour cet album. Une fois sorti, il a couru l’acheter pour satisfaire sa clientèle.

Sergeo Polo informé, ne s'est pas départi de sa sérénité et a déclaré qu’il ne pouvait pas faire la guerre aux pirates car c’est un travail qui concerne le gouvernement. Plus curieusement, il a jugé que cette forte demande, même des pirates, prouvait que cette oeuvre, qui a vu la participation de Mirage Supersonic et Barbara Kanam, était très attendue par le public.

Le Roi Polo 18 est annoncé à Paris pour les prochains jours. A son retour au Cameroun, il entamera officiellement la promotion de son opus arrangé par Toto Guillaume.

kai walai

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Germaine Labelle prépare un ouragan


Elle se trouve actuellement en studio pour la réalisation de son nouvel album qui portera le nom d’un vent.

L’avocate des hommes a annoncé son retour dans les bacs pour les mois à venir. Apres son premier album à succès Germaine Ngassa dit Germaine Labelle a décidé de refaire surface avec un nouvel album qu’elle baptisera Ouragan.

Elle est actuellement en studio du coté de Bonaberi à Douala chez Emmanuel Dou. Elle a promis rester dans la thématique du respect de la femme envers son mari. Ce qui rassure qu’elle garde encore sa robe d’avocate des hommes.

Charles Fils ELANGUE

kai walai

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Bisou Bass chante le Mboa


Il vient de commettre un album où il parle de la nostalgie du pays.
Celui qui se fait appeler le bassiste de la terre par ses paires est annoncé à Douala Lundi prochain.
D’après nos sources, il piétinera le macadam de l’aéroport de Douala quand il sera 20H30.
Sa présence au pays aura pour but principal, de sortir son tout premier album de l’ombre. Un album baptisé Mboa qui a connu la participation de Doddy le batteur et ami du bassiste qui se donne désormais dans le chant.
Juste après son atterrissage est prévu le lancement de la promotion de cet album.

Charles Fils ELANGUE

kwalai

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Les populations du Moungo ont célébré du 8 au 14 février dernier « l’Ebomba ». Cet évènement culturel et traditionnel initié par le groupe Eyango. Le prince Ndedi Eyango, et sa troupe ont permis aux populations de Nkongsamba de danser au rythme de Ebomba 2010.

Ebomba qui symbolise le moment de rencontre autour de l’arbre à palabre, vient de permettre aux fils et aux filles du Moungo de « se rassembler dans la paix, l’unité, la solidarité et de valoriser ce que nous avons en commun, et de plus chère: La culture », va indiquer le prince Eyango dans son allocution. Tous sont venus pour « un nouveau départ ». Et « ce que je souhaite à travers Ebomba, c’est que cette cassure qui existe entre la jeunesse, la culture et nous, et ce risque de perte d’identité ne soient plus que du passé. Ensemble prenons un nouveau départ. Car nous savons qu'en chacun de nous, se trouve une puissance permettant de construire un monde meilleur», poursuit Ndedi Eyango.

Robert Bendegue, Délégué Régional de la Culture pour le littoral, qui a représenté le ministre de la culture, et l’état major de Nkongsamba se sont mobilisés pour la réussite de l’évènement le vendredi 12 février dernier. Le 8 février en ouverture, les rythmes traditionnels et us ont meublé la journée. L’occasion a d’ailleurs été donnée de voir le prince en communion avec la tradition.

Le défilé des miss « Ebomba 2010 », et des conférences ont permis de connaître l’étendue des richesses du Moungo. C’est le 22 décembre dernier à la maison du parti de Nkongsamba, en présence de tous les chefs traditionnels et des autorités de la ville, qu’il a reçu l’onction des chefs.

Ebomba qui s’est achevé dimanche 14 février, restera dans les mémoires.

Aristide Ekambi

Mboablog


http://mboablog.com/kmerevent/post/120,kmerevent/533,vie-culturelle/104,foires-et-festivals/372,festivals/9193,nkongsamba-celebre-l-ebomba.html

Koffi Olomidé : Des moments incertains au Cameroun


Pour des engagements non respectés, l'artiste qui donne une conférence de presse ce lundi, passe un séjour mouvementé.

La star congolaise, Koffi Olomidé, et ses créanciers ont-ils fini par trouver un accord autorisant l'artiste à prester au Cameroun? C'est en tout cas ce que laisse entendre Dieudonné Bikelé, organisateur de spectacles qui annonce l'artiste sur les scènes de Yaoundé et Douala samedi prochain. Pour se faire rassurant face au scepticisme de ses interlocuteurs, Bike (comme on le nomme dans le monde du showbiz), explique: "Koffi est là depuis trois jours et a préféré que sa présence au Cameroun reste secrète le temps que nous trouvions des arrangements avec certaines personnes. C'est ce qui a été fait et demain [ce jour, lundi 22 mars 2010], il donnera une conférence de presse dès 15h à l'hôtel Djeuga Palace de Yaoundé" pour donner les détails sur les spectacles qu'il livrera.

Ce week-end déjà, la star a pu se produire du côté d'Akonolinga où il a donné un spectacle pour l'inauguration, par le ministre Nkili, d'un complexe commercial qui appartenant M. Bekolo un homme d'affaire camerounais propriétaire des stations services Socaepe. La veille cependant, il a dû faire face à ses créanciers, notamment Me Archang et ses avocats. On se souvient que c'est cette dernière qui, en avril 2000 avait invité le père du "Tchacho" au Cameroun. Seulement, le "Grand Mopao" avait décommandé à la dernière minute, prétextant un problème de visa pour ses collaborateurs. L'organisation et le ministère camerounais de la Culture s'étaient alors impliqués pour régler la question et le concert avait été reprogrammé pour le 14 juillet suivant.

Là encore, à la veille de l'événement, le chanteur annule tout, affirmant à ses hôtes que sa vie "était menacée au Cameroun", expliquait il y a quelques mois Me Archang à nos confrères de Cameroon Tribune, précisant que Koffi Olomide "n'a pas remboursé". Une plainte avait alors été déposée contre lui en France pour escroquerie, mais la procédure n'a pas prospéré en raison de la difficulté à localiser l'artiste (et à le notifier). Lors de la rencontre de vendredi entre les deux parties, il a été convenu que, après le spectacle de samedi dernier à Akonolinga, l'artiste donnera deux concerts à Yaoundé et à Douala la semaine prochaine pour compenser sa dette avec l'avocate Archang. Un spectacle qui devrait entièrement être financé par M. Bekolo qui l'a invité au Cameroun et qui a consenti à épurer la dette de l'artiste vis-à-vis de cette dernière.

Les retombées de ces spectacles devraient être gérées par les deux parties. Seulement, des proches de Me Archang, affirment qu'elle n'a pas encore reçu un radis à cet effet. Dans le même temps, un autre promoteur culturel en bisbille avec le chanteur depuis de longues années, Yaya de Montreal, est actuellement en pourparlers avec celui qui se fait également appelé Benoit XVII. Le promoteur reproche également à l'artiste de l'avoir floué plus d'une fois. Selon des sources crédibles ce dernier aurait fait une descente avec des policiers vendredi dernier à l'hôtel Hilton de Yaoundé pour se faire rembourser par l'artiste. Il aura encore fallu l'intervention de M. Bekolo pour que les choses ne tournent pas au vinaigre. Dans le même temps, la promotrice de JI Concept, structure qui, au mois d'octobre 2009 avait organisé une série de spectacles et invité l'artiste qui n'avait pas honorée, attend également de se faire rembourser. La conférence de presse de cet après-midi devrait donc permettre de faire la lumière sur les diverses tractations organisées dans les coulisses du séjour camerounais du Rambo du Zaïre.

Dorine Ekwè

Mutations

http://www.quotidienmutations.info/mars/1269248984.php

Koko Ateba : « Cette affaire m’a obligée à m’exiler »


nvitée par la fondation Solomon Tandem Muna pour un spectacle offert par la fondation aux étudiants de l’université de Buéa, la chanteuse camerounaise parle de sa carrière, de sa vie en France, de ses projets, et revient sur la chanson qui l’a conduite en prison et poussée à l’exil.
Vous êtes au Cameroun depuis le 07 mars dernier. Qu’est-ce qui vous amène?

J’ai été invité par la fondation Solomon Tandem Muna pour un spectacle offert par la fondation aux étudiants de l’université de Buéa. J’ai fait un premier spectacle ici le 10 mars, à l’occasion de la visite de la présidente internationale de Transparency international. Puis, le 12 mars, à Buéa. Le spectacle s’est super bien passé, au point où on envisage de le refaire.

Depuis plusieurs années, on attend la sortie du 4ème album sur lequel vous travaillez. Que se passe-t-il ?
Cet album, je le prépare depuis longtemps. C’est juste que les choses ne se passent pas toujours comme on le veut. Pour tout un tas de raisons, il n’est pas sorti sous la forme que je voulais. Il y a aussi eu quelques problèmes d’entente entre les différentes parties, c’est-à-dire l’arrangeur, le producteur et moi. Mais je continue de créer des chansons.

Avec qui travaillez-vous sur cet album ?
Je préfère ne pas annoncer les choses. Je continue à travailler et je pense que très bientôt, cet album verra le jour.

Parlez-nous de vos débuts dans la musique
J’ai toujours aimé la musique. Déjà au primaire, je chantais dans la chorale de mon école. Mes modèles étaient Myriam Makéba, Tina Turner… J’ai vraiment commencé la musique quand je suis venu à Yaoundé dans les années 80. J’ai rencontré Claude Ndam, Jimmy Biyong, Essindi Mindja… On essayait de faire la musique autrement. C’est à cette occasion que j’ai connu la famille Muna. Ils nous ont énormément soutenus. Très fauché, on allait dans leurs bureaux pour demander de l’aide afin de payer le loyer, l’électricité, ou organiser un spectacle. Ce sont des mécènes dans le vrai sens du terme car non seulement ils soutiennent matériellement l’artiste, mais ils l’amènent à développer son travail. A l’époque, on n’avait pas beaucoup de cabarets à Yaoundé. Le seul qui existait était le Kanibal de M. Eteki. Je me souviens d’ailleurs que pour mon premier concert au Ccf (Centre culturel français, ndlr), c’est Marie-Louise Eteki Otabela, son épouse, qui m’avait prêté une robe, une très longue robe blanche. Après, Manu Dibango a repris le cabaret et ça a continué.

Quand vous parlez des Muna, vous parlez de qui exactement ?
Je parle du grand-frère Ben, du petit frère Akere, de Wally. J’ai un lien très fort avec cette famille. Ce sont des gens qui m’ont aidé à persévérer.

En 1988, vous avez interprété devant la première dame, Jeanne Irène Biya, la chanson « Atemengue » qui a failli vous coûter votre carrière…
Elle m’a quand même couté ma carrière ! La preuve c’est que depuis 20 ans que je suis partie, officiellement, plus personne ne m’a plus invité dans ce pays.

Que s’était-il passé ?
(Avec gêne) Je ne veux plus parler de ça, j’en ai déjà parlé à d’autres occasions et je voudrais évoluer par rapport à ça. Il se trouve que des gens ont mal interprété une chanson que j’avais chantée à cette occasion. Cela m’a valu quelques mois de prison, l’interdiction de la chanson… Je crois que ça continue parce que c’est comme si je ne compte pas. On invite les artistes de partout, sauf moi.

Comment vivez-vous cette situation ?
Forcément, on la vit mal. Je suis camerounaise et fière de l’être. J’ai enduré beaucoup de choses pour être un tout petit peu respecté en tant qu’artiste. Et que tout ça soit balayé jute parce que ma tête n’est pas revenue à certaines personnes, ou que certaines personnes n’ont pas compris ce que je voulais dire, c’est très triste, c’est dommage, surtout pour moi.

Aujourd’hui, près de 30 ans plus tard, quel regard jetez-vous sur votre carrière ?
Ma carrière n’a pas été ce qu’elle aurait dûe être. D’abord parce que le contexte de l’époque n’était pas celui d’aujourd’hui. Il n’y avait pas les possibilités de tournée qu’il y a aujourd’hui, pas de télés, pas de cabarets. Et puis, il y a eu cette histoire catastrophique qui m’obligée à m’exiler alors que ce n’était pas dans mes plans. Cela dit, je ne regrette rien. Je pense qu’il y a des choses qu’on ne peut pas enlever à un individu. Même si je ne suis pas sur la lumière, même si je ne suis pas millionnaire, je suis quand même une artiste.

Vivez-vous de votre musique ?
En France, au début, oui. J’ai beaucoup tourné. Après j’ai eu un enfant. Ca ne pardonne pas parce qu’on est moins disponible, et surtout, je n’ai pas de famille sur place pour m’aider. Ces dernières années, je n’ai vécu que pour mon fils. Je ne dis pas que ça été un sacrifice. Je suis très fière de mon fils qui, d’ailleurs, veut aussi faire de la musique. Pour le moment, je stoppe un peu tout ça. Ce n’est pas évident et du coup, on fait d’autres boulots.

Qu’avez-vous fait comme boulots ?
J’ai fait de tout. Du secrétariat, j’ai gardé les enfants, j’ai travaillé dans des cantines, j’ai fait une formation en hôtellerie… Maintenant, mon fils a 13 ans et je peux le confier à d’autres gens. Je reprends vraiment mon travail d’artiste. Je suis revenue sur la scène, je vais être plus présente. J’espère qu’il y aura des gens qui vont m’inviter pour que je revienne plus souvent au Cameroun.
Quels sont vos rapports avec les autres artistes camerounais qui évoluent en Europe?
J’ai la chance de connaître beaucoup de génération d’artistes, même si je connais moins ceux de maintenant. On se rencontre dans des soirées, des deuils. Je regrette toujours qu’en France, on ne soit pas organisé en association parce que les mêmes divisions qu’il y a ici existent là-bas.

Quels sont vos rapports avec le ministère de la Culture ?
En réalité je n’ai pas de rapport avec la nouvelle ministre.

C’est une Muna…
Oui. Mais je n’ai pas de rapport particulier avec elle. Cependant, il y a de bonnes choses qui son faites. Par exemple, le Fenac (Festival national des arts et de la culture, ndlr), le musée national qui a été réhabilité. Et je vois plus de danse traditionnelle à la télé. C’est une bonne chose. Les Camerounais ne connaissent pas leur culture, beaucoup ne connaissent pas leur histoire. Les jeunes aujourd’hui sont abreuvés de choses qui viennent d’ailleurs. Nous même, quand on était jeune, on avait cette tendance à penser que c’est ce que les autres font qui est bien. Il faut que les jeunes s’intéressent à nos traditions et surtout, qu’ils puissent les développer. Donner à voir notre culture va les aider à construire leur identité et leur vision du Cameroun. J’ai vu qu’il y avait un grand mouvement de hip hop, de rap. Mais ce sont des mouvements qui viennent d’ailleurs. La question ici c’est qu’est-ce que nous pouvons créer qui nous ressemble et que nous pouvons montrer aux autres en toute fierté ?

Quels sont vos rapports avec la Société civile camerounaise de l’art musical ?
Depuis que je suis partie, il y a eu trois sociétés de droit d’auteur : la Socinada, la Cmc et la Socam. Aucune de ces sociétés ne m’a jamais payé de droits d’auteur. Est-ce que vous pensez que c’est normal ? Est-ce que vous pensez que plus personne ne joue ma musique ? Je n’existe plus dans ce pays. Mais on survit à ça.

Vos rapports avec l’argent ?
C’est pas que j’ai mal gagné ma vie mais tous les artistes savent ça, on gagne subitement beaucoup d’argent et puis après, on n’a pas grand-chose. Et comme on est resté longtemps sans en gagner, on a plein de choses à payer. L’argent, ça va, ça vient. J’avoue que pendant longtemps, j’étais très peu matérialiste. C’est une erreur de ne pas respecter l’argent. Maintenant, je reconnais la valeur de l’argent, d’autant plus que j’ai un enfant et des contraintes bien précises.

Avec les hommes ?
Là, c’est très compliqué. Etre une artiste fait que les hommes ont peur de vous aborder. Je pense aussi que j’ai une forte personnalité. Apparemment, je donne l’impression de quelqu’un qui sait où il va, ce qu’il a à faire, mais je suis comme toutes les femmes, j’attends toujours mon prince charmant. Je me suis mariée ici en 1998. Mais on s’est éloigné mutuellement. Maintenant, je vis seule et j’ai appris à apprécier ça. C’est la chose qu’on a le plus de mal à assimiler quand on vit en Europe. Ici, on n’est jamais seul, il y a toujours la famille. Or en Europe, même quand on est en couple, on est toujours seul. Du coup, on apprend à être moins dépendant des autres.

Avec les femmes ?

Très bons. Avant, j’étais très garçon manqué. J’ai aussi passé l’époque où les femmes pensaient toutes que j’allais leur prendre leur mari juste parce que je chantais. Avec la maturité, elles comprennent que je n’ai pas besoin d’avoir tous les hommes.

Vos rapports avec Dieu ?
Je suis bouddhiste depuis plus de 30 ans. Beaucoup de gens comprennent mal le bouddhisme. C’est une religion qui nous enseigne comment vivre et rechercher Dieu dans notre vie. En même temps, c’est une discipline de vie : se connaître, s’améliorer, se perfectionner en tant qu’être humain. Je pense que je suis dans la continuité de ma foi chrétienne que j’ai reçu à la naissance. Ma pratique bouddhiste m’amène à regarder au-delà de l’apparence. Je dois savoir que la vie est éternelle et c’est à moi d’essayer de trouver cette dimension dans ma propre vie. Par exemple, ne pas avoir peur de la mort et ne pas penser que les gens qui sont morts ne sont plus avec nous.

Écrit par Stéphanie Dongmo

Quotidien le jour


http://www.quotidienlejour.com/component/content/article/1604-koko-ateba-l-cette-affaire-ma-obligee-a-mexiler-r?start=1

mardi 24 février 2009

Vernissage : Plus de 200 livres en langues nationales exposés

L'exposition de Kum'a Ndumbe III marquait la célébration de la journée mondiale des langues maternelles.

Une centaine d'ouvrages en diverses langues nationales a été disposée sur des étals dans une des salles de la fondation Africavenir, samedi dernier, 21 février dans la capitale économique. "Pour cette édition 2008, près de 250 ouvrages en toutes les langues nationales sont mis à la disposition du public ", a confié Kum'a Ndumbe III, président de la fondation. Cette deuxième exposition du genre s'inscrit dans le cadre de la célébration marquant la "journée mondiale des langues maternelles ". Ce vernissage a été organisé " afin de susciter un intérêt de la part de la population car bon nombre ne sait pas encore qu'il existe des livres en leur langue maternelle", explique Kum'a Ndumbe III.

Les dictionnaires, la Bible, des syllabaires, des livres de contes et proverbes constituent l'essentiel de cette exposition. Le vernissage commence par la présentation de l'ouvrage "Atlas administratif des langues nationales du Cameroun ". Ce livre est un guide pour tous ceux qui souhaitent avoir des connaissances sur leurs langues. A travers la carte administrative détaillée, on a une idée sur le découpage des langues selon les régions et les ethnies. " Nous commençons par cet ouvrage parce qu'il permet aux visiteurs d'avoir une maîtrise de la langue ou du dialecte parlé dans leur localité avant de choisir un livre ", indique Kum'a Ndumbe III.

" Le guide pour l'alphabétisation en langues africaines " de Olive Shell et Ursula Wiesemann et " Le défi de Babel " de Maurice Tadadjeu sont aussi fortement recommandés. Ce dernier montre à travers cet ouvrage que les langues nationales peuvent être enseignées simultanément avec les langues officielles (français, anglais) ; ceci pour la reforme du système camerounais. Un point de vue d'ailleurs partagé par le président de la fondation qui considère la multiplicité des langues nationales comme une richesse. " La diversité linguistique est une condition sine qua none pour la réussite. L'apprentissage de la langue maternelle dès le bas âge prédispose l'enfant à une réussite certaine. Parce qu'un enfant qui a d'abord été scolarisé en sa propre langue est plus apte à la mémorisation ", indique Kum'a Ndumbe III.

Cette deuxième exposition de la fondation Africavenir est différente de la précédente par l'étalage d'un ouvrage pour collectionneur, intitulé " Masomandala-Jeki la njamb'a inomo ", du prince Kum'a Ndumbe III. Contrairement aux autres livres exposés, celui-ci est différent par son édition en deux tomes. Par ailleurs, cet ouvrage fortement illustré est traduit simultanément en trois langues. Notamment en langue Duala, en français et en langue Ewondo. Mais, les organisateurs de cet événement évoquent le manque de moyens financiers pour mener à bien leur mission de vulgarisation et d'apprentissage de ces langues au sein de leur structure.

Sandrine Tonlio

http://www.quotidienmutations.info/fevrier/1235435807.php

vendredi 6 février 2009

Peinture : Les puzzles de la solidarité


Jean-Jacques Kante propose au Ccf de Yaoundé un travail qui fait appel aux visiteurs pour s'affirmer.
Il faut passer plusieurs fois devant les tableaux pour pouvoir saisir le message qu'ils véhiculent. Des tableaux qui se présentent comme des puzzles enchâssés dans des carrés et dont l'ensemble brille par un choix harmonieux des couleurs vives. Un choix que l'auteur dit ne pas être volontaire, encore moins recherché. Mais qui, avec une technique tout en mélange, donne à l'ensemble une fresque toute belle à parcourir.
Mais au-delà des formes et des couleurs aguichantes, c'est l'esprit de collaboration et de participation du visiteur qui est à louer. En jetant un œil sur ces travaux, on constate qu'il y transpire comme une envie de son auteur de voir chacun participer, au mieux de ses possibilités et en fonction de ses sensibilités, au travail qui n'est finalement pas achevé. Une option pour laquelle Jean-Jacques Kanté a tout simplement ce commentaire : "J'ai constaté que notre société s'individualise chaque jour de plus belle.

Nous n'arrivons pas à nous associer autour de projets collectifs d'envergure et préférons laisser place à notre ego forcément démesuré. Ce qui est déplorable." Ne dit-on pas souvent au Cameroun qu'une seule main ne peut attacher un fagot ?
La technique en elle-même se veut composite. Une sorte d'agencement, et souvent d'enchevêtrement, de collages, de peinture ou de modelage avec comme outil des couleurs certes, mais aussi de la sciure, de la terre ou de l'huile. Et au bout un assortiment qui, en faisant la part belle au puzzle, ne donne pas moins aussi à voir des thèmes pleins comme pour une exposition classique. Avec à leur surface des formes qui vont des arabesques aux coulées en passant par des petits reliefs. En passant, l'on relève que cette technique-là est tout à fait maîtrisée et épurée des scories de débutant. Signe que l'auteur n'est pas à sa première tentative, lui qui par le passé n'a pourtant qu'accompagné d'autres dans les expositions alors qu'il est un fruit de l'Institut de formation artistique (Ifa) de Mbalmayo

Par dessus-tout, Jean-Jacques Kanté ne se sépare pas de son idée de participation du visiteur comme le laisse voir un thème vierge où l'on peut tout de même lire "Qu'est-ce qu'on fabrique en semble ?" Une question pour le moins existentielle dont les réponses des uns et des autres permettront d'ici au 28 février, date de la fin de l'exposition, de monter une fresque "solidaire". "Je ne sais pas à quoi elle ressemblera, mais je demeure persuadé qu'elle sera au moins surprenante. J'espère aussi que le carnet de commentaire qui est ouvert déjà nous aidera à concocter aussi une œuvre littéraire en appoint." Signe pour le jeune créateur qu'il n'y a pas d'art véritable sans collaboration, sans participation du plus grand nombre.

Parfait Tabapsi

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Musique : Manu Dibango attaque Michael Jackson et Rihanna en justice



Il réclame 325 millions de Fcfa aux artistes américains pour le nouveau plagiat de "Soul Makossa".
Dans une interview accordée à Mutations en décembre 2007, Manu Dibango avait précisé qu'il ne ferait pas de vagues pour la reprise de son titre "Soul Makossa" par l'artiste américaine de R'nB, Rihanna. Tout disait-il à cette époque était réglé. Il faut croire que non, puisque depuis mardi 3 février 2009, Manu Dibango a assigné lors d'une audience de référé devant le tribunal de Paris les maisons de disque Sony Bmg, Emi et Warner des chanteurs Michael Jackson et Rihanna pour avoir utilisé sans son autorisation le thème musical de l'un de ses titres. Motif : sa chanson "Soul Makossa", déjà "empruntée" sur l'album "Thriller", a été réutilisée à son insu. La jeune Rihanna est, elle aussi, poursuivie. La juge des référés Marie-Christine Courboulay rendra sa décision le 17 février 2009.

Décidément Soul Makossa est une chanson phoenix à plusieurs naissances, qui toutes sont sujettes à problèmes. Tout commence en 1972. Cette année-là, le saxophoniste camerounais compose un hymne pour la Coupe d'Afrique de football. Soul Makossa était en face B, avec son mémorable refrain "Mama Ko, Mamassa, Mamakossa". En 1982, alors qu'il enregistre le désormais mythique album "Thriller", Michael Jackson glisse une partie du morceau de Manu Dibango à la fin du titre "Wanna be Startin' Somethin'", sans l'accord de l'intéressé et surtout sans le créditer sur la pochette. "Je l'ai appris de manière inattendue”, se souvient Manu Dibango dans un entretien accordée au Figaro du mardi 3 février 2009. Il se souvient par ailleurs qu'il découvre le pot aux roses grâce à "une amie qui travaillait à l'Onu, à New York. Elle m'a envoyé une carte de voeux en ajoutant : Et bravo pour la collaboration avec Michael Jackson. J'étais à la fois flatté que l'un des plus grands artistes du siècle me reprenne. Mais il était aussi en train de gagner beaucoup d'argent en se prétendant auteur du morceau." Manu engage une procédure qui se solde par un règlement financier à l'amiable en 1986. En contrepartie, le camerounais renonce à ses droits sur "Wanna be Startin' Somethin'". En revanche, il garde le contrôle sur les adaptations futures de "Soul Makossa" et les éventuels extraits utilisés.

Le dossier en était resté là, jusqu'en 2008 où le saxophoniste camerounais s'est encore senti trahi. Simultanément, il voit sortir un remix de "Wanna be Startin Somethin'" signé Akon pour le 25ème anniversaire de "Thriller", et la chanson "Don't Stop the Music" de Rihanna. Un hit mondial vendu à plus de 7 millions d'exemplaires qui contient là aussi le fameux "Mama Ko Mamassa, Mamakossa". "Une fois de plus, dans les deux cas, je ne suis pas crédité et Michael Jackson est même considéré comme l'auteur-compositeur du morceau", livre Manu Dibango. Et ce n'est pas tout. Dans leur disque paru en début d'année 2008 au profit des Restos du coeur, les Enfoirés ont glissé dans un medley un clin d'oeil à Rihanna mais ont, là aussi, négligé Manu Dibango. " C'est ça qui me fait le plus mal. Cela fait soixante ans que je vis en France. J'ai même travaillé avec certains artistes qui sont dans les Enfoirés et ils m'oublient." A 75 ans, l'artiste vient d'assigner, devant le tribunal de grande instance de Paris, Michael Jackson et Rihanna pour plagiat et leur réclame au total 500 000 € et le versement de ses droits d'auteur. L'affaire sera plaidée ultérieurement devant les juges du fond.

Marion Obam

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Plagiat : Tim a eu raison sur Missy Elliott



L’ex-chanteur du duo Tim et Foty vient d’avoir gain de cause sur l’affaire de plagiat qui l’opposait depuis plus d’un an à la reine du R’nb américain.

«Misdemeanor », « La malfaisante » - c’est le surnom de Missy Elliott - a eu tort de plagier le titre « Douala by Night » de Jean Marie Tiam, alias Tim du duo Tim et Foty qui fit fureur entre 1977 et 1982. Et, par le biais de sa maison de disque, elle l’a reconnu le 15 janvier dernier aux Etats-Unis, au bout d’un arrangement à l’amiable entre les conseils de l’artiste camerounais et les représentants de la hip-hopeuse américaine. Missy Elliott s’engage à verser une somme d’argent subséquente au chanteur, en guise de compensation financière. Ensuite, il est conclu que tous les revenus découlant de ce titre seront désormais partagés entre le chanteur camerounais et la chanteuse.

« Douala by Night », le titre original par lequel le scandale est arrivé, sorti en 1978, a été repris dans ses notes de guitare basse notamment à 70% dans le titre « Dog in heat », du disque « So Addictive » de Missy Elliott sorti en 2002. Selon un rapport de l’étude comparative de la Sacem (société française de droits d’auteur). Dans ce titre d’ailleurs, la rappeuse effectue un featuring avec les rappeurs Method Man et Red Man.

« Je voulais transformer Douala by Night en R’nb. En studio, les musiciens me disent que la chanson ne m’appartient pas, mais plutôt à Missy Elliott. Stupéfait, j’ai eu recours en 2007 à la Sacem qui a effectué une étude de trois mois qui a confirmé que j’ai été plagié à 70%. Ce qui est une fourchette considérable pour entamer une démarche », raconte le chanteur. Un éminent avocat parisien intéressé par la procédure, lui conseille d’aller l’engager aux Etats-Unis. « C’est le chanteur camerounais Gino Sitson, à qui je dois beaucoup sur cette affaire, qui me conseille l’avocat qui avait défendu la nigériane Sade sur une affaire similaire, un certain Peter Allan », ajoute-t-il.

Les tractations, qui ont commencé à partir de mars 2008 connaîtront leur dénouement le 15 janvier dernier. Sur la somme d’argent qu’il a reçue, Tim préfère ne rien en dire, même s’il reconnaît que « ce n’est pas mirobolant », et que « ça valait la peine ». Même si pour lui, ce n’est pas tant l’argent qui importe ici. « Quand une artiste de cette renommée vous plagie, c’est un honneur. C’est la preuve que ce que vous faites est apprécié. Ça peut faire remonter votre cote », estime-t-il.

Jean-Marie Tiam, basé en Aveyron en France a même proposé à la maison de disque de Missy Elliott, par le biais de son avocat, des chansons qui pourraient être chantées par les musiciens de ce label. Le célèbre duo Tim et Foty auquel a appartenu Jean Marie Tiam a été, avec les albums « Help » ou « Eda » en tête des meilleures ventes de disque au Cameroun et en Afrique au tout début des années 80. La grande maturité de leurs compositions et leurs voix de tête originales auront bouleversé à cette époque, la musique africaine.

Alain TCHAKOUNTE

http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j06022009&idart=98218&olarch=